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le sable et la dune

réflexion mélant divers thèmes. société & individu. affection & solitude (de la société). le moi et les autres (fusion volontaire et subie). les statuts sociaux "envies" & détestation.... Isabelle Drouot
27 April 2010

J’ai rêvé d’une dune, elle était rouge, elle était blanche
J’étais au loin, elle semblait proche, douce, différente.
Elle se déplaçait, jamais semblable, toujours identique.

Dune, lune, runes, longs serpents, montagne à elle seule, féminine par excellence.
Elle s’imagine en rêve, on s’imagine être elle en la regardant, se perdant.
Paisible, longue caresse à l’œil, veloutée, galbée en vallons, cynique.

Le moteur a calé, je n’avance plus, un grain de sable a grippé le moteur
Un quelque chose, un je ne sais quoi et j’ai des vapeurs.
Un pouillème, rien du tout, et je vais de travers, la tête me tourne

Elle est dense, profonde, sensuelle, elle respire la chaleur du soleil,
Lumineuse en fragments de lumière, mutine et serpentins
Elle m’attire comme un animal pris au piège, hypnotisé. 

Bras ballants, sans imaginer même un contournement
Tout m’échappe, immobile, impuissant, pudique
Est-ce que j’ai un grain, coincé dans un instant critique ?

Le soleil sur son corps ondule, comme j’aimerais ta main sur mon moi.
Nous serions mon amour, réunis encore, en un tout hors du temps.
Je serais ta dune, ton oubli, ton trésor, ton étendue de rêve.

C’est moi désormais qui me sens immobile, tout comme un cailloux.
Si minime comme  des milliards d’autres, je suis collé contre eux.
Un instant critique, je le suis parmi des milliards d’autres, minime.

Car ensemble nous serions invincibles pour affronter le monde.
Mon amour, mon jour, tout comme elle nous ne serions qu’une.
Nous aurions toujours chaud ensemble, nous ne serions jamais seul.

Je ne bouge pas, impuissant je suis écrasé par mes autres.
Ce navire, elle qui nous prend, en mère nourricière.
Mes frères, mes ennemis, comme moi embarqués à même navire.

De tout temps, l’homme n’a rêvé n’être qu’un et tout à la foi, le monde et son et moi
C’est ce que pour toi je ressens, t’emmener par la main voir le monde en un seul regard.
Avoir l’humanité en chaleur intime, nous semblables mais uniques à la fois.

Nous voyageons le jour, nous voyageons la nuit, nous voyageons chaque instant.
Jamais au même  endroit, ni jamais bien loin, nous ne cessons de nous mouvoir.
Tous dans le même sens, unis, serrés, solidaires, identiques mais mortifiés.

Vois ma mie, comme la vie serait belle, toi et moi unifiés, toi et moi enfin entiers.
Plus de peur, ni de froid, plus d’angoisse de frissons, rien qu’un violon à l’unisson.
Qu’une douce mélodie d’entendre ton chant à mon oreille, comme si elle était mienne.

J’étouffe de cette promiscuité, ce toucher frotter, ma peau ne sera bientôt plus.
Je suis bercé par cette mouvance, sans volonté, et paix je n’en ai plus.
Je me sens fondre, à l’étuvée, je me sens mélangé, sans pensée, brassé, brassé.

Vois ma mie, comme la vie serait belle, toi et moi unifiés, toi et moi enfin entier.
Plus de peur, ni de froid, plus d’angoisse de frissons, rien qu’un violon à l’unisson.
Qu’une douce mélodie d’entendre ton chant à mon oreille, comme si elle était mienne.
Brassés, malaxés, déplacés, mon esprit se distord, se sort, me mord, je nous pense
Ensemble, beaux en une dune, j’ai chaud, froid, je me brûle, je me noie
Je ne suis plus moi, pas encore toi mais déjà nous, mon existence se dénoue.






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